RENE SARVIL
  1901-1975

 

AUTEUR - COMPOSITEUR - LIBRETTISTE - CHANSONNIER - ACTEUR

 
Un de la Canebière



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LES CHANSONS



 

RENE SARVIL UN HOMME DE PAROLES

Un auteur en quête de personnages

 Toutes les grand–mères provençales ont chanté à leurs petits enfants, et à leurs enfants :

 Dans une boite de carton Sommeillent les petits santons

C’était souvent l’enregistrement sur disque Pathé d’Alibert qui donnait la vie aux crèches, et présidait à l’émerveillement des matins de Noël d’avant-guerre. Cela perdurera longtemps après malgré l’apparition du celtique et païen Père Noël, un peu comme aujourd’hui Halloween s’insinue dans notre culture latine.

C’est LE NOËL DES PETITS SANTONS aujourd’hui injustement oublié par la modernité, qui remporta pourtant le prix Candide, Grand Prix du Disque 1936. C’est avec surprise et incrédulité que quelques curieux découvrent, que l’auteur de cette chanson, n’est autre que René Sarvil, l’auteur de galéjades et autres «couillonnades» marseillaises tant décriées.

C’est dire que notre homme, était aussi un poète provençal. Associé dans le succès à Hyppolite Ackermans pour la musique qui selon le principe des citations admiratives fait un léger emprunt à l’Arlésienne de Bizet, qui accompagne le temps de deux mesures, La Marche des Rois.

 De grand matin J’ai rencontré le train

 Le sous titre de cette oeuvrette s’intitule : NOËL PROVENÇAL. Effectivement, il s’inscrit bien dans la ligne des Noëls de Saboly et autres Pastorales qui ont contribué à faire apprécier la culture provençale. On peut même admettre que c’est la dernière émergence d’une tradition de noëls populaires, et cela ne pouvait être écrit que par un homme de chez nous, bien ancré dans le terroir marseillais.

Sur les conseils et à la demande de Sarvil, Tino Rossi a enregistré en 1970  avec plaisir et reconnaissance LE NOËL DES PETITS SANTONS réparant ainsi un oubli qui eut été préjudiciable à l’histoire de la chanson française. Cela a contribué à redonner une deuxième vie...

 Aux bergers (qui) comme autrefois

Montraient le chemin aux trois rois

 Pour nous en souvenir il nous reste les enregistrements de nos trois héraults méridionaux ALIBERT, l’avignonnais, REDA CAIRE l’égyptien et TINO ROSSI le corse, tous trois marseillais d’adoption; les messagers de la bonne nouvelle de Sarvil :

 Les jaloux sont des fous

Humains aimez vous

Nous reste aussi les petits formats, et les illustrations de Jean Julien, décorateur des Opérettes Marseillaises, qui pour nous a immortalisé la traditionnelle crèche provençale. 

 LE RÉPERTOIRE

 Mais Sarvil ce n’est pas que cela ! Il est l’auteur, entre autre d’ un millier de chansons déposées à la SACEM, il a écrit pour les plus grands de son époque. Dans l’histoire du music-hall, pour son temps, il est l’un des plus prolifiques «façonniers de paroles» 

Il a été chanté par : Mayol, Chevalier, Tino Rossi, Fernandel, Berval, Rellys, Sardou, Andrex,  Reda Caire, Darcelys, Jean Lumière, A. Claveau, A. Dassary, Rudy Hirigoyen.

Les petits chanteurs à la Croix de Bois, Prior, Perchicot, Amor, Darbon , W. Brown, Tony French, Lynel, Fred Goin, Georgel, Prioulet, et bien d’autres aujourd’hui oubliés.

Andrée Turcy, Cora Madou, La Palma, Germaine Roger,  Lucienne Boyer, Rina Ketty, Edith Piaf, seront ses interprètes féminines; et évidemment Alibert et Mireille Ponsard,  et tous les acteurs de l’aventure marseillaise, dont bon nombre de nos aïeux, à la noce ou dans les parties de cabanon. Il a été mis en musique par les compositeurs aussi divers que, Blanche Poupon, Léon  Reiter, léo Nègre, Chaura, Calabrèse, Borel Clerc, Ray Ventura, Marafioti, Juel Tiarko Richepin, Sellers, Melfi, Bessiere, Martinet, Scotto, et quelquefois, par lui-même.

Sur le nombre de chansons et de sketchs répertoriés, bon nombre, n’ont pas été enregistrés sur disques, ou conservés, et ne seront jamais exhumés. Restent les petits formats et les éventuelles partitions d’artistes. Le rôle des collectionneurs et des historiens du spectacle devient prépondérant. Celles qui ont eut leur heure de gloire sont celles que l’on  retrouve le plus souvent dans les répertoires. Celui de Sarvil n’échappe pas à la règle. Au travers de celui-ci, l’on peut déceler différentes sources d’inspiration. Pour notre démonstration, le répertoire marseillais que l’on découvre dans les œuvres du début (1919-1928) nous permet d’apprécier l’héritage qui va présider à la constitution des Opérettes Marseillaises (1932–1946)
Cela va nous permettre d’en éclairer la filiation.

  C’est depuis que Berval en 1919 a créé son premier succès : SUR LA MEDITERANNEE : que sa voie semble toute tracée, il sera un homme de paroles…du midi. 

                  Certes, il n’a pas fait que des chefs d’œuvre. D’ailleurs en matière de création artistique, ça n’est pas toujours l’auteur qui décide. Lui même dans ses mémoires regrette d’avoir cédé à la facilité et à l’air du temps. C’est le cas dit-il pour LA JAVA MUSETTE, CŒUR DE CHIEN (1925) et CHAMPI  TORDU qu’Edith Piaf chantait quand elle n’était que la môme Piaf.

                  Remords que n’auraient pas étouffé bon nombre d’auteurs; remords injustifiés et inutiles quand on a la chance d’avoir été chanté par pareille interprète.

 Il arrive tout de même à se déculpabiliser puisqu’en 1924, il écrit : JE SUIS CONTENT D’AVOIR FAIT CA. Cette chanson lui permet grâce à son interprète fétiche RELLYS de remporter le grand concours de l’ALCAZAR en 1929. Il aurait tort de s’en priver d’ailleurs et il peut savourer le fruit de bon nombre de ces « inconséquences » qu’il commet avec divers musiciens. Cette rente alimentaire lui permet d’attendre l’heure de la consécration. Notamment les œuvres co-signées avec son premier beau-frère J. Gallaud plus connu sous le pseudo de JUEL l’accordéoniste accompagnateur de la môme PIAF, dont l’inénarrable 
« FILLE DE JOIE ET HOMME DE PEINE » en 1929.

Une de ses premières qui lui permet de remporter un concours, juste avant son départ sous les drapeaux (1921 –1923) semble avoir été JOLIE MOUSMÉE en 1921. Sa collaboration de tenancier de cabaret avec Valette à la rue Thubaneau est peut être due à l’éclosion de délicates réflexions du genre : 
ON NOUS PREND POUR DES COUILLONS (1923) mais aussi, MARIE, ou LA JOLIE POISSONNIÈRE; qui quand elle aura vieilli illustrera son tableau des Cris de la Rue de la REVUE MARSEILLAISE (1932) Ils composeront ensemble jusqu'à leur séparation en 1929 une douzaine de chansonnettes.

On peut noter de cette époque un certain nombre de titres qui vont révéler sa curiosité sinon son admiration pour le monde interlope des voyous, et des balettis, qui émaillera son œuvre d’opérettes, jusqu'à devenir un thème récurant voire systématique. 

OH ADIEU JEUNE, cri populaire marseillais Java (1925 ) avec et chez Courtioux Éditeur. 56, Rue Paradis.

Ou l’on peut y lire ces vers prémonitoires : 

Chichois et Tonin

Demain c’est certain

Diront mon refrain 

Effectivement, ces deux «jeunes» nous les retrouverons comme personnages, de la Revue (1932) et dans 

Trois de la Marine (1933)

Puis, plus ciblé, toujours avec Courtioux, CELLE DES NERVIS, valse des vieux quartiers (1925)

Mais aussi LES JEUNES DU MILIEU, valse (1925) dont il a fait la musique est dédiée à son ami PRIOR        Avec Mimi et Émile Recagno, LA VALSE SANS PAREILLE, valse musette des jeunes de Marseille (1925)    

Ceux du Port et de l’Estaque
 …en sont les vedettes !

LA JAVA DU BALETTI (1929) avec le mari de sa sœur JUEL, aux Éditions la Ritournelle dont il est l’éditeur et domicilié au 38, avenue des Colonnes à St Giniez, où il habite encore pour un temps, chez ses parents. Cette fois-ci il s’agit de ceux de St Jean.

COQUIN DE SORT avec Chaura, One Step (1926), il y sera question de SARDINES(qui ont bouché le port) de CANNEBIÈRE (ancienne orthographe avant 1928) et de Titin et Ninette (Miette) qui seront les personnages centraux d’AU PAYS DU SOLEIL (1932) Opérette initiale de la série, dont on trouve des accents, dans LA VIE ET LA GLOIRE DE RAQUEL MELLER, pot pourri créé par l’auteur en 1922, 
chez D. Digoudé à Paris, qui sur l’air de la Violettera lance à la cantonade : 
                       

Je lancerai mes violettes …..(comme Miette)

Je ne les vends pas, je les jette,…comme le feront avant le levé de rideau, les ouvreuses du Moulin de la Chanson, dix ans plus tard.

Dans ANTONIN TU TE VANTES ! (1926) c’est la belle Anaïs qui se lamente, mais, qui quelques années plus tard, servira le pastis au cabanon de Bouffetranche dans la REVUE  MARSEILLAISE en 1932, le pastis de Sarvil : C EST DU SOLEIL EN BOUTEILLE Aujourd’hui, un tel slogan publicitaire rapporterait des fortunes.

Nous retrouverons l’image de la prostituée au grand cœur, dans POUR SA GUEULE (1924), crée par ANDRÉE TURCY, sur une musique de C. HELMER, (l’auteur de la Chanson du Cabanon et du Rêve Passe) que nous retrouverons dans le personnage de Mado, dans le Pays du Soleil, en 1932.

Le gros succès de PERCHICOT en 1926, mais aussi de DARCELYS et surtout  de FERNANDEL qui le reprendra dans les années cinquante : NE FROTTE PAS FRANÇOIS (Edition Allard) c' est une histoire qui se passe au baletti de la Tourette et qui permit à l’auteur interprète de révéler ses talents de travesti grotesque en rosière à voilette. Dans la série des provençalismes on peut  lire l’influence de sa culture. 
Mis en musique par lui-même TITIN, (1925) le musicien dont la «clarinette» est escagassée, qui se fait apostropher par un :

Mai qué fas mon trésor

Refait le moi encor

De même que le : AH REFAIT LE MOI, en 1925 avec Moisello, ainsi qu’une succession de titres qui positionneront bien notre personnage dans la culture Marseillo-Provencale, celle des Opérettes Marseillaises 

DANS UN BAR DE MARSEILLE

VALSE DU LINGE AUX FENÊTRES

VOILA COMME NOUS SOMMES DANS LE MIDI

MARSEILLE NE SERAIT PLUS MARSEILLE

SUR MON VIEUX PORT

SUR UNE ROUTE DE PROVENCE 

MON BISTROT

MON JULES A MOI

OH QUE MARSEILLE

PEUCHÈRE

LES DIMANCHES MARSEILLAIS

                  Le thème du cabanon ne sera pas oublié, bien avant celui de UN DE LA CANEBIÈRE, il écrit avec l’excellent  compositeur  italo-marseillais Ange Calabrèse vers 1930 MON CABANON; un petit chef d’œuvre musical, tout en délicatesse, et brillamment interprété par Prioulet sur 
disque Polydor 521724, 
mar: 3453 3 K P ...à vos cassettes (sic)

Cela nous amène tout naturellement à la rencontre avec SCOTTO.

Depuis, SANS TOI 1923,  les deux hommes nous doivent une confirmation, ils vont nous la donner de la meilleure des façons.

Dans la revue MARSEILLAISE de 1932, ils vont frapper un grand coup de pilon, avec l’immortel, ZOU UN PEU D’AÏOLI, qui sera repris dans Au Pays du Soleil, et qui sera enregistrée par BERVAL ANDREX et DARCELYS. C’est parti, la mayonnaise va prendre, et l’on s’engage dans une incroyable série de succès, qui vont s’échelonner sur une quinzaine d’ années.

Le corpus des Opérettes Marseillaises est constitué  de 51 chansons, toutes éditées chez Francis Salabert Juste avant de s’engager dans cette aventure dont il ne soupçonne  pas encore qu’elle va être la grande affaire de sa vie, il vient d’écrire une banalité avec Ch. Borl Clerc, qui s’intitule
MARCHETTA, RAMONA, CHIQUITA. (Je vous aime toutes trois) 1931. 
Outre quelle constitue l’archétype des constructions à venir, et qui sera utilisé comme constituant de l’opérette de 1934  ZOU LE MIDI BOUGE (ARÈNES JOYEUSES ); elle s’inscrit comme une des preuves s’il était encore besoin, que la source d’inspiration principale des Opérettes Marseillaises c’est bien Sarvil. En l’occurrence VIOLETTE …PERVENCHE ET MARGUERITE, n’est qu’un démarquage de l’œuvre de 1931.

Enfin, dernier élément qui établit la paternité, la chanson intitulée : LA ROSIÈRE DU CHÂTEAU D’IF, déposée à la Sacem en 1930 et dont l’argumentaire ressemble étrangement à ce qui deviendra en 1936, le thème central des GANGSTERS DU CHÂTEAU D’IF

 Pour être l’artisan de ces Provencalités que seront les Opérettes Marseillaises, il fallait que notre homme soit agréé compositeur marseillais es qualité. 
Il le fut ! Reconnu par les siens, on lui confie la charge de composer les paroles de «l’hymne national» de la République des Maurins.

Douce utopie méridionale en forme de galéjade, située dans les années trente, aux alentours de la Bourdonnière, elle est constituée d’une joyeuse bande de « Fadas » inoffensifs tels que nous les concevons chez nous à Marseille.

Avec Chaurat, ils vont composer LA MAURINOISE, exclusivement vendue au profit d’œuvre philanthropique et dédicacée à la République des Maurins, à ses ressortissants et à leur ami Julien Calinaud le maire en exercice. Un couplet funèbre est consacré à Martin Pichoux, le Mythique fondateur de l’ordre délirant; quant aux autres, ils servent à exposer le programme du Partie d’en Rire qui se limite à n’être jamais neurasthénique devant un plat d’aïoli, et dont le credo et le sacrifice à la cause incite à mourir pour

La République des Maurins, et pour la panse  

Tombons frappés d’indigestion ;

Fourchette en main, cœur plein de vaillance

Mangeons bien, mourrons gras cré non de non !

 Il a …bien mérité de la patrie provençale. 

 

  MONSIEUR SARVIL …CHAPEAU !

LES INCLASSABLES

 

 De la «réclame» qu’il avait exécuté enfant pour la chapellerie de son oncle Ernest, il a hérité ce goût immodéré des «Bibis», qu'il préfère largement aux casquettes des cacous marseillais, mais celui qu’il préfère c’est celui de Chevalier car :

Ca n’est pas le bibi de n’importe qui

 C’est celui de son immortel interprète du CHAPEAU DE ZOZO, qui sur une musique de

C. Borel Clerc, lui a valu l’estime du grand Maurice. Il avait déjà écrit sur les chapeaux de madame(1925) mais, celui là restera dans les mémoires.

 « Avec sur le devant une plume de paon »

 Le 24 Novembre 1935, Maurice Chevalier alors à l’Hôtel Crillon à Paris, demande à  « Monsieur Sarvil, s’il peut le rencontrer avec ses compositeurs » ….. »

L’année suivante, de sa villa de la Louque à Cannes, il annonce à  « Ce cher Sarvil » que non seulement  «Le Chapeau de Zozo» sera dans son film : AVEC LE SOURIRE, mais qu’il le met dans son tour de chant,  car dit-il : « il escompte que  ce  sera un des gros succès populaire de l’année! » et qu’…

A le voir si beau

Tout Paris répétera bientôt … 

                   En ces années 36-37, le Front est Populaire, et le chapeau qui va dessus aussi. C’est la période d’espérance et l’ambiance est à la détente et l’on chantera bientôt sur la route des vacances.

Avez  vous vu le chapeau de Zozo ?

                    Ce galurin de Maurice il l’accompagnera toute sa vie, et celui ci ne manquera pas de ce rappeler à son bon souvenir au cours de ses nombreux voyages, et encore en 1964,

le Mannequin Piss chapeauté à la Chevalier arrosera le bonheur de leur brève collaboration, car il n’y aura pas de suite à cette rencontre musicale, malgré l’insistance de Maurice, qui l’a enregistrée en flamand. !!!

                  Sarvil est passé à autre chose, il triomphe avec sa « Tante Clarisse » et son succès dans le genre marseillais lui fait négliger la composition de chansonnettes, fussent-elles à succès. Il travaille à plein temps pour Alibert, il est déjà attelé aux « Gangsters », cette période sera l’apogée musical du couple qu’il forme avec Juliette sa femme. Elle semble prendre la relève, puisqu’elle vient d’ écrire avec Tiarko Richepin, pour Réda Caire l’inoubliable « SI TU REVIENS » qui illustrera le film du même nom.

                  Le cinéma leur tend les bras, mais le mariage ne se fera pas; car Sarvil est véritablement un homme de théâtre, et de scène; la rencontre avec la chanson est une vieille histoire d’amour pour René, d’amour déçu même, car ne trouvant pas de répertoire à sa mesure, il a depuis longtemps décidé d’écrire le sien.

D’ailleurs, il s’en était ouvert un grand succès de PRIOR  en 1925 avec l’autobiographique : 
JE CHANTE DES CHANSONS (avec Lily Allard la sœur de Blanche Poupon) véritable testament philosophique.

Il avoue au refrain :

 C'est fatal que je chante des chansons 

 Entre nous c’ nest pas un’ profession 

Je fais ca j’vais vous en dir’ la cause

Parc’que je ne sait pas faire autre chose !

 Ce qui est normal car il s’entraîne beaucoup, à ne faire plus que cela pendant toute ces années. Comme il n’a pas à demeure un compositeur sous la main, alors il fait des pastiches d’œuvres à la mode, comme c’est le cas dans ELLE S’ÉTAIT FAIT R’POUSSER LES CHEVEUX (1925 chez Digoudé–Diodé, Paris).
Une vielle formule de chansonnier qu’il rodera dans les cabarets marseillais, ce qui lui vaudra d’être reconnu comme tel et être engagé au Coucou par jean Marsac à Paris en 1930.

 ….A suivre ….

 

 


Son Oeuvre
 

 

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